Pratiques de management pour l’ère digitale

Le management est amené à développer de nouvelles pratiques, certaines inspirées du milieu numérique (Agile, Scrum, Design thinking, CK, Devops), d’autres plus anciennes fondées sur la psycho-sociologie, la sociologie des organisations et les théories du management participatif.

Voici un bref rappel des axes stratégiques du management au XXI ème siècle.

L’expérience client

L’analyse de l’expérience client permet de mesurer où se trouve la valeur et les gaspillages dans l’organisation. Le management doit s’assurer de bien comprendre le client. Les indicateurs de résultats par rapport au client favorisent l’alignement des équipes.  Comprendre où est la valeur pour le client va focaliser l’action de l’équipe sur l’optimisation permanente de ce qui fonctionne et la limitation des gaspillages. Le manager peut s’inspirer du design thinking qui dans ses premières étapes se focalise sur un client (une groupe de clients) réel. l’équipe se focalise sur la vision du client qui n’est jamais à remettre en cause. Cela peut éviter les biais crées lorsque l’on se questionne soi même , selon ses propres croyances et habitudes,  en pensant à la place du vrai client. Mais, le management doit aussi soigner son collectif  « Seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin ».

Agilité de l’organisation

L‘animation du collectif autour de la performance est un axe essentiel pour focaliser les équipes. Le manager aura pour objectif principal de développer l’agilité dans un contexte de transformation permanente.  La résilience au XXIème siècle est une compétence indispensable. Elle s’appuie sur la capacité à comprendre où sont ses erreurs et à trouver les parades rapidement. Le développement de l’apprentissage en permanence est un axe clef des organisations agiles. Cet apprentissage est généralement effectué par de la formation mais bien d’autres sources sont possibles pour le management, très souvent moins coûteuses et plus riches : les communautés de pratiques ou managériales, la participation à des conférences, ateliers, en particuliers réalisés en dehors de son organisation. Ces outils participent aussi du développement de la collaboration en équipe, inter-équipes et au delà de l’organisation dans de nouveaux eco-systèmes métier, sectoriels…

Collaboration

Pour voir ensemble, comprendre ensemble et agir ensemble, le management va développer des pratiques collaboratives . Le point départ de ce type nouvelles pratiques passera par différentes modalités de « libération de la parole ». Par exemple, le management visuel ne sert à rien si les indicateurs ne sont pas orientés résultats clients et surtout, s’ils ne sont pas la base d’un échange. C’est à dire une « conversation  » constructive, structurée pour mieux se comprendre et trouver des solutions. Aller sur le terrain au maximum permet d’ajuster en permanence, les processus et maintenir le lien avec les besoins clients et les besoins collaborateurs. Les enseignements sont développés et partagés collectivement.

Confiance

La collaboration est possible quand la confiance apparait.  Le questionnement ouvert et socratique est outil utile. Le questionnement socratique est une technique d’entretien accessible à tous, qui permet en premier lieu d’éviter les questions fermées, qui permettent difficilement de développer un échange construit. On utilisera le qui, que, quoi, comment. Ce questionnement est complété par un questionnement sur ce que chaque réponse implique pour le répondant. Cela permet à la personne de développer des réponses qui vont au delà de sa façon habituelle de raisonner. Ce n’est pas le seul outil bien sur. L’écoute est indispensable pour ne pas rester sur ses a-priori. Enfin, les outils de l’intelligence collective viennent soutenir les initiatives managériales de développement de la collaboration.

Complétez la lecture de cet article par la lecture du slide proposé par cécil et dont cet article est largement inspiré.  Cécil ici .

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