Le travail invisible

Décrire les compétences, les talents, les postures, les traits de caractère, savoirs faire, charisme, leadership s’avèrent de plus en plus complexes dès lors que l’on sort des compétences techniques.

Les « soft skills » comme les appellent les anglo-saxons, dépendant de la culture dans laquelle elles sont décrites, de l’interprétation et des valeurs personnelles, constituent ce travail « invisible ».

 

La part de travail invisible a pris de l’ampleur dans le monde immatériel des services. Les interprétations subjectives se renforcent.

Les événements, les singularités individuelles, les demandes « sur mesure » augmentent les incertitudes sur la production de prestation.

Comment mesurer ces éléments qui tiennent à la personne, à son intimité ? Est-ce que cela permettra de décrire plus efficacement ce que la personne doit réellement apporter à son travail. Cette question touche également les apprentissages.

Ce qu’on observe, c’est que plus les activités de services progressent, notamment avec la numérisation, plus l’écart entre le prescrit et le réel semble croître. Ce qui implique que ce qui doit être fait comme « travail » dépend à la fois des conditions de réalisation, la situation personnelle, les interactions, le contexte, ses croyances, son interprétation, la personnalité etc.…

Plus que jamais, le service est fait de rapports humains. Dans notre société post-moderne le travail comporte encore une grande part de mystère, un invisible…

Source : http://cursus.edu/article/28912/essayait-les-competences-floues/#.